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Au Québec, les dépanneurs sont de petits commerces où l'on trouve tout ce qu'il faut pour dépanner à la dernière minute : du lait, des boissons, des collations, des magazines parfois douteux, et même des billets de loterie. En somme, presque tout ce qu'on trouve dans un bon convenience store au Japon ! Comme au Japon d'ailleurs, il existe aussi de grandes chaînes bien établies, la plus connue étant Couche-Tard, qui domine le paysage avec son enseigne emblématique d'un hibou à moitié endormi.
Apparus dans les années 1970 pour répondre aux besoins urgents des résidents locaux, ces commerces de quartier se sont modernisés au fil du temps. Si les petits indépendants se font plus rares aujourd'hui, en grande partie à cause de l'expansion de chaînes comme Couche-Tard dans les années 1980, certains dépanneurs ont su préserver leur charme d'antan. Bref, au Québec, on va au dépanneur pour calmer une fringale nocturne ou réparer un oubli de dernière minute. Pour faire réparer son vélo ou son auto en revanche, on ira rouler ailleurs (ou marcher, en ce qui me concerne !). Aujourd’hui, mon collègue Pavlo nous a entraînés, son ami Jerry et moi, pour ce qui devait être une "petite promenade" au Mont Tremblant, dans le but de profiter des premières couleurs automnales. Ce qui s'annonçait comme une balade tranquille s'est vite transformé en une véritable ascension de 1h30. Une surprise de taille !
Le Mont Tremblant, situé au cœur des Laurentides, à environ 1h30 ~ 2h de route au nord de Montréal (selon le trafic), est l’un des plus hauts sommets de la région, culminant à 932 mètres. Cette chaîne de montagnes, véritable joyau du Québec, est reconnue pour ses forêts d'érables et de conifères, qui se transforment en un feu d’artifice de couleurs à l’automne. Le Parc national du Mont-Tremblant, qui entoure la montagne, est une destination incontournable pour les amoureux de la nature, offrant des sentiers de randonnée, des lacs majestueux et une faune impressionnante. Nous avons débuté notre ascension à 13 h, en empruntant le Chemin des couleurs. Un nom qui, comme nous l'avons appris en chemin, faisait autant écho aux magnifiques teintes automnales des arbres qu'aux changements successifs de couleurs sur nos visages : d'abord blancs de surprise en découvrant la pente raide dissimulée derrière une petite colline après les premières 30 minutes de marche, puis rouges d'effort en approchant enfin du sommet. Heureusement, la vue en valait la peine ! Nous avons pu profiter d’un panorama à couper le souffle (l'ascension y a aussi contribué !) sur le lac Tremblant et la charmante station de ski en contrebas. Après avoir retrouvé notre énergie, nous avons descendu la montagne par un sentier au nom prometteur : Bière-en-bas. Un nom qui a tenu toutes ses promesses, car c'est effectivement une bonne bière à la main que nous avons terminé ce périple, en admirant les feuilles dorées des érables traversées par les rayons rougeoyants du soleil couchant. Magique ! Quant à Jerry, fier d’avoir gravi sa première montagne, il est déjà prêt à renouveler l’expérience tous les trois mois… mais uniquement en été, histoire de bien récupérer ! Mont Tremblant, tu nous as conquis, mais la prochaine fois, on s'échauffera un peu plus ! 😄 Qu’est-ce qu’un séjour à Montréal sans une bonne poutine ? C’est comme visiter Paris sans voir la Tour Eiffel ou se perdre dans Tokyo sans passer par un konbini. Après avoir finalement convaincu Keiko qu’il s’agit bien d’un plat — et non d’une expérience culinaire douteuse — direction La Banquise !
Véritable institution montréalaise depuis 1968, ce restaurant est l’endroit où l’on peut satisfaire une fringale à toute heure du jour ou de la nuit. Oui, vous avez bien lu : La Banquise est ouverte 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 ! Car on ne sait jamais quand une envie de poutine peut frapper. La poutine classique, c’est un mariage de frites croustillantes, de fromage en grains — ou « skouik-skouik » comme on dit icitte — et de sauce brune onctueuse. Mais à La Banquise, on ne s’arrête pas là. Ils ont transformé la poutine en véritable œuvre d’art, déclinée en une infinité de variations, toutes plus gourmandes les unes que les autres. Il y a l'embarras du choix (et autant de bonnes raisons d’y revenir pour tester de nouvelles recettes !). Les filles se sont régalées, bien sûr. Le fromage qui fait effectivement « skouik-skouik » sous la dent les a fait beaucoup rire. Quant à moi, j’étais ravi de partager ce moment avec elles, car au-delà des calories, la poutine, c’est avant tout un moment de convivialité et de plaisir ! (Et avouons-le, c’est aussi le plat parfait pour combler un petit creux après une longue soirée arrosée… On comprend mieux maintenant pourquoi c’est ouvert toute la nuit ! 😄). Le Roux-Tard a temporairement échangé les gratte-ciels de Tokyo contre les charmes de Montréal pour une mission professionnelle d'un an ! Malheureusement, ma petite famille n’a pas pu se joindre à moi dans cette nouvelle aventure, mais elle a tout de même été présente pour m’aider à m’installer et profiter d’un mois d’été riche en découvertes. Mon arrivée, le 1er juillet, a coïncidé avec le grand ballet annuel des déménagements québécois, une tradition bien ancrée qui se déroule aussi le jour de la Fête du Canada. Ce jour-là, les chaises se transforment en balises improvisées pour réserver des places de stationnement, tandis que meubles et cartons envahissent les rues. Aux fenêtres, des drapeaux rouges et blancs flottent fièrement, ajoutant une touche patriotique à l’effervescence générale. Immersion garantie ! J’ai posé mes valises dans le quartier du Plateau, un coin chic et vibrant où la silhouette apaisante du Mont-Royal veille sur ses habitants, à deux pas du parc La Fontaine, le lieu de villégiature préféré des écureuils ! Avec ma chevelure rousse, je dois avouer que je me sens étrangement à l’aise en me promenant au milieu de ces adorables rongeurs^^ L’une des activités favorites de mes filles pendant leur séjour montréalais consistait d’ailleurs à courir après ces petites créatures agiles, qui nous offraient parfois des numéros d’acrobatie dignes du Cirque du Soleil, se déplaçant sur les fils électriques ou sautant gracieusement d’un érable à l’autre… À tantôt !
Amélie et Manon viennent de franchir un nouveau cap dans leur éducation de vraies petites Japonaises : le karaoké ! Et elles s'y sont données à fond pour faire trembler les murs de la petite salle privée telles de véritables salarymen après deux réunions business à l'izakaya. Mais outre le plaisir non dissimulé de casser les oreilles de leurs parents, le bar de soft à volonté, pour citer Manon, c'était le paradis ! Il faut dire que chanter du Taylor Swift à pleins poumons, ça donne soif ! N'en déplaise à leur maman (pas particulièrement fan de karaoké),
elles ont déjà envie d'y retourner la semaine prochaine ^^ |
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AuteurAdrien OSSELIN |

